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Qu’est-ce que l’écotourisme? Les principes du tourisme responsable

L’écotourisme, au cours des dernières années, est devenu une option envisagée par de plus en plus de voyageurs qui veulent découvrir le monde de manière responsable pour que les pays visités en retirent des bienfaits, sans endommager l’environnement. Il vaut la peine de découvrir l’écotourisme, ainsi que ses bienfaits et ses principes.

1.      Définition de l’écotourisme

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Beaucoup de confusion règne au sujet de l’écotourisme parce que le terme est souvent utilisé abusivement. L’écotourisme est avant tout une démarche centrée sur le développement durable. Ses objectifs principaux sont de préserver l’environnement ainsi que les ressources culturelles de la zone visitée.

Le mouvement de l’écotourisme a commencé à apparaître dans les années 80. L’écotourisme est le terme le plus ancien associé à cette pratique. D’autres termes sont venus s’ajouter avec les années et comportent souvent des nuances par rapport à l’écotourisme comme tel. C’est ainsi que d’autres mots sont apparus, comme le tourisme vert, le tourisme durable, le tourisme éthique, le tourisme responsable et la notion de voyage conscient.

Le Oxford English Dictionary relève le mot ecotour en 1973. Quant à écotourisme, il apparaît pour la première fois au dictionnaire en 1982. Il est défini ainsi : « Tourisme dans des zones d’intérêt écologique (environnements naturels exotiques et souvent menacés), en particulier pour appuyer les efforts de conservation et observer la faune ; l’accès à un environnement en danger contrôlé de manière à avoir le moins d’effets néfastes possible ».

Megan Epler Wood, qui a cofondé la Société internationale d’écotourisme, a proposé une définition plus satisfaisante de l’écotourisme en 1990. Elle parle d’un voyage responsable dans des zones naturelles soucieux de la préservation de l’environnement et qui vise à améliorer le bien-être de la population locale.

Il est donc question d’écotourisme lorsqu’il s’agit d’un voyage qui a un impact positif sur l’écologie et en même temps sur l’économie de la zone visitée. Il ne s’agit donc pas exactement d’un voyage qui vise à préserver uniquement la faune. On parle d’écotourisme seulement si le voyage apporte des avantages financiers concrets aux populations locales, en plus des bienfaits pour l’environnement.

Différentes ONG proposent leur propre définition du terme pour en donner une idée la plus claire possible. Ainsi, le CREST (Center for Responsible Travel) définit l’écotourisme comme un voyage responsable dans des zones naturelles qui préserve l’environnement et qui contribue au bien-être des populations locales sur le plan social et économique. Le CREST attire aussi l’attention sur le fait qu’il crée des connaissances et une compréhension mutuelles.

L’écotourisme répond donc à des définitions de plus en plus claires, ce qui évite à la longue le recours à des termes qui ne correspondent pas exactement à ce que la pratique représente exactement. Les organismes engagés dans l’écotourisme ont aussi veillé à établir des principes pour bien cerner sa manière de fonctionner.

2.      Les principes de l’écotourisme

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Depuis ses débuts, l’écotourisme a pour but de développer une industrie du voyage responsable davantage axée sur les bienfaits à long terme que les profits rapides à court terme. On a donc assisté au développement de sites d’hébergement, d’activités et d’attractions qui profitent autant à l’environnement qu’à la population locale, aux voyageurs et à l’industrie touristique.

En tenant compte de cet objectif, l’industrie de l’écotourisme a peu à peu défini quelques principes directeurs qui orientent ses actions. Ces principes sont devenus des directives pour toute industrie touristique qui se réclame de l’écotourisme. Pour mettre en place ces principes, on s’est inspiré de la liste de critères du Global Sustainable Tourism Council, qui s’adresse aux acteurs de l’industrie du tourisme responsable.

Le premier principe de l’écotourisme est la construction de la sensibilisation à l’environnement et à la culture. L’écotourisme fait de l’éducation un aspect capital. Les voyages se font donc dans un esprit de sensibilisation à l’environnement et aux aspects qui le mettent en danger. Les voyageurs sont invités à prendre conscience de leur impact sur les lieux qu’ils visitent.

Certains membres de l’industrie de l’écotourisme organisent des programmes d’éducation à la conservation pour les écoles locales. Les voyagistes utilisent aussi des guides d’interprétation, des naturalistes et des conférenciers pour donner aux voyageurs des outils qui les aident à mieux comprendre le sens de leurs expériences.

La sensibilisation implique aussi des interactions poussées avec les cultures locales. Au lieu du traditionnel voyage où un guide fait office d’interprète des populations locales auprès des touristes, l’écotourisme prône des rencontres immersives où les interactions représentent une priorité.

Un deuxième principe tout aussi important est de concevoir et d’exploiter des installations d’écotourisme à faible impact. On a souvent recommandé aux touristes de ne prendre que des photos sans détériorer l’environnement. Les acteurs de l’écotourisme proposent d’aller plus loin et de mettre l’accent sur la durabilité.

L’empreinte carbone est un aspect qui préoccupe particulièrement les tenants de l’écotourisme. Non seulement il faut éviter de laisser une empreinte carbone neutre, mais il faut aussi tenter d’améliorer les conditions environnementales et culturelles. Il est donc nécessaire de limiter le nombre de groupes touristiques et de garantir un faible impact à toutes les étapes de la préparation de l’activité.

Le troisième principe veut que l’on fournisse des avantages financiers pour la conservation. Les revenus générés par l’industrie de l’écotourisme doivent donc servir à financer la conservation de l’environnement. Ce principe est appliqué depuis longtemps dans certains secteurs comme le Service des parcs nationaux aux États-Unis.

L’écotourisme vu sous cet angle représente une alternative économique à l’urbanisation, à la déforestation et à l’agriculture non durable. L’industrie du tourisme durable peut y arriver si elle est bien gérée.

Le quatrième principe de l’écotourisme veut que l’on fournisse des avantages financiers aux populations locales. Il est nécessaire de fournir une information juste puisque les détracteurs de l’écotourisme sont nombreux.

3.      Les bienfaits de l’écotourisme

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L’écotourisme apporte de nombreux bienfaits et représente une meilleure manière de voyager à une époque où l’empreinte écologique du tourisme est considérable. Cette industrie apporte des bienfaits incontestables sur plusieurs plans.

En premier lieu, les bienfaits pour la faune sont évidents. Des espèces menacées comme les éléphants peuvent être mieux protégées si l’on prend conscience du fait qu’elles peuvent représenter un apport économique important si l’on développe une industrie consacrée aux visites photographiques de luxe. Ce type d’écotourisme constitue un outil de lutte important contre le braconnage dont les pachydermes sont victimes.

Bien entendu, l’environnement profite des bienfaits de l’écotourisme. Les réserves naturelles et les parcs représentent une protection essentielle contre la pollution et la déforestation. Les habitats des espèces endémiques y sont aussi préservés.

Avec les revenus tirés de l’industrie de l’écotourisme, il est possible de remplacer les profits liés à l’exploitation minière ou encore à l’agriculture de brûlis. Les profits générés par le tourisme responsable sont aussi plus durables.

En plus de l’environnement, les populations locales profitent aussi des bienfaits de l’écotourisme puisqu’elles peuvent obtenir une source de revenus supplémentaire. On a même vu, au Rwanda par exemple, d’anciens braconniers devenir guides, mettant à profit leurs connaissances d’une manière positive. En même temps, les populations locales sont elles-mêmes sensibilisées aux possibilités offertes par une économie durable.

L’écotourisme apporte aussi des bienfaits aux voyageurs eux-mêmes. C’est pour eux l’occasion de créer des liens plus étroits avec les populations locales ainsi qu’avec la nature et la faune des pays visités.

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